REDUIRE, C'EST AGIR.
Dans notre poubelle 40 à 45% des déchets sont compostables.
Devenez acteur du développement durable en adoptant le lombricompostage
comme geste simple de la vie de tous les jours.


Le lombricompostage est une technique utilisant un processus naturel et écologique consistant à placer dans un récipient, le lombricomposteur, des vers qui se nourrissent des déchets organiques que nous leur apportons régulièrement lors de la préparation des repas. Ces vers mangent jusqu’à l’équivalent de leur poids par jour de matière organique et réduisent par 5 le volume initial qu’ils auront absorbé.

Après une phase de digestion, les vers rejetteront une matière dépourvue d’odeur, de la consistance d’un terreau appelé lombricompost.

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http://media.gerbeaud.net/2010/salade-panier-legumes-potager.jpg   Le lombricompost est un amendement riche en éléments nutritifs pour les végétaux (azote, phosphore, potassium, calcium et magnésium). Il améliore l’aération, la structure du sol et augmente sa capacité de rétention d’eau. Son pH est relativement neutre. Les plantes qui reçoivent du lombricompost sont plus productives et généralement plus résistantes aux maladies. Ce compost est utilisable au jardin, avant bêchage, par épandage directement sur le sol et pour les plantations en pot en mélangeant 1/3 de lombricompost à 2/3 de terre.


Le lombricomposteur  produit aussi un liquide riche en nutriments, minéraux et oligo-éléments provenant essentiellement de l’eau contenue dans les déchets de cuisine (environ 80% de leur masse). Appelé aussi « thé de vers », ce liquide est récupéré dans la partie basse conique du lombricomposteur. Cet engrais liquide sera utilisé, dilué dans 10 parts d’eau pour l’arrosage des plantes.

Quels vers utiliser pour le lombricompostage?

Il existe deux catégories de lombrics :

Le lombric qui vit sous terre (appartenant à la catégorie écologique des endogés) : on le trouve à plus de 20 cm sous la terre. Le plus commun est le “Lombricus terrestris”, ou « vers laboureur ». C’est celui que l’on rencontre lorsque l’on jardine. Il ne se nourrit que d’humus déjà décomposé par la microfaune du sol. Ce lombric aère la terre en creusant des galeries. Celui-ci ne convient pas à la lombriculture.

Le lombric qui vit en surface (appartenant à la catégorie écologique des épigés) : celui-ci vit dans la couche superficielle du sol, à moins de 20 cm de profondeur. C’est ce type de lombric qui est utilisé pour le lombricompostage. Celui qui nous intéresse plus particulièrement fait partie de l’espèce « Eisenia ».

Dans cette famille de lombric Eisenia, il faut faire la distinction entre :

 

L’EISENIA ANDREI ou ver de Californie de couleur rouge vif qui se nourrit de matière organique fraiche.

L’EISENIA FOETIDA ou ver de fumier de couleur tigré jaune qui se nourrit de matière organique en cours de décomposition.


Très souvent utilisé pour le lombricompostage l’Eisenia foetida vit au calme et dans l’obscurité à une température avoisinant les 20°C. L’Eisenia adulte pèse entre 0,3 et 0,5 gr et mesure de 7 à 9 cm de long.

Ce lombric ne possédant pas d'yeux se repère au moyen d'organes sensibles à la lumière. Son corps est constitué d’anneaux nommés segments. Ceux-ci sont entourés d’une musculature longitudinale et d’une musculature circulaire. Pour avancer, le lombric contracte ses muscles circulaires et étire son corps. Chaque segment est garni de courtes soies sur la face ventrale l’aidant à se déplacer. Le système circulatoire comprend un gros vaisseau dorsal contractile où le sang est propulsé vers l'avant. Cinq cœurs latéraux reprennent le sang et l'envoient vers l'arrière dans un vaisseau ventral. Le tube digestif est assez élaboré. L'Eisenia adulte (âgé de 8 semaines environ) est capable d'ingurgiter son poids par jour en matières organiques. Dépourvu de poumons, l'Eisenia respire par sa peau toujours humide et visqueuse qui permet le passage de l'oxygène.



Cavité buccale: entrée du tube digestif du ver.

Pharynx: partie du tube digestif du ver située après la bouche.

Chaîne nerveuse ventrale: ensemble des nerfs du ventre du ver.

Réceptacle séminal: poche relative à la semence du ver.

Vaisseau sanguin ventral: vaisseau transportant le sang.

Néphridie: organe du ver jouant le rôle des reins.

Gésier: poche servant d'estomac au ver de terre.

Vaisseau sanguin dorsal: vaisseau transportant le sang.

Jabot: renflement de l'œsophage du ver de terre.

Vésicules séminales: petits organes creux relatifs à la semence du ver.

Cœur latéral: organe de pompage sanguin du ver de terre.

Œsophage: partie du tube digestif du ver situé entre le pharynx et le jabot.

Ganglions cérébroïdes: cerveau du ver.


  Ce ver est hermaphrodite, ce qui signifie qu'il possède aussi bien les organes mâles que les organes femelles. Néanmoins, l'accouplement se fait entre deux individus se positionnant tête-bêche et de par ce fait, juxtaposant leurs organes. Une semaine après l’accouplement se forment des cocons. Dans chacun de ces cocons se développeront en moyenne trois vermisseaux. En remuant la litière des lombrics on aperçoit ces cocons, sorte de petit grain brun-jaune. L’éclosion des cocons a lieu au bout de trois semaines. Vous aurez l’occasion d’en observer dans votre lombricomposteur. SI vous avez l’œil averti vous verrez la naissance des vermisseaux.
 

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